Aujourd’hui au  Brésil, le chef de l’État ne se pose pas en défenseur de l’environnement.

Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi et le pays a été gouverné dans le passé par un souverain éclairé qui a fait de la protection de l’environnement une de ses priorités à une époque où on ne se souciait pas encore de ces questions.

UN LONG RÈGNE

En 1822, le royaume du Brésil proclame son indépendance du Portugal sous les traits d’un Empire fondé par la dynastie des Bragance, chassée de Lisbonne par les troupes napoléoniennes et installée depuis 1808 à Rio de Janeiro.

En 1840 à l’âge de 15 ans, Pedro II accède au pouvoir après que son père, le premier empereur du Brésil eut été obligé de rentrer au Portugal.

Il règnera sur le Brésil jusqu’en 1889, une période si longue qu’il s’est identifié à un demi-siècle d’histoire nationale.

UN SOUVERAIN ÉCLAIRÉ

Cette stabilité politique unique en Amérique du Sud, accroît le prestige de l’Empire. L’empereur lui-même est un homme intelligent et cultivé ; il est amoureux de l’Europe et n’aura de cesse que de moderniser le pays et faire évoluer l’ordre socio-économique traditionnel de la société, dominé jusqu’alors par l’Église et les élites conservatrices.

En particulier, Pedro II milite en faveur de l’abolition de l’esclavage, car s’il y a une tache qu’il ne supporte pas dans les mœurs du Brésil, c’est bien l’esclavage ! Pedro fera tout pour faire supprimer ce qu’il appellera la «honte de l’Empire» et cela lui attirera la haine des grands planteurs.

UN HUMANISTE

Empereur moderne, humaniste mais aussi timide et discret, Pedro II s’échappait de temps en temps pour aller rencontrer les hommes qu’il admirait : Victor Hugo ou Louis Pasteur qui deviendront ses amis. D’esprit curieux et ouvert, il a toujours cru aux vertus du progrès par l’éducation.

Profitant de ce qu’il voyage en Europe, l’armée le renverse en 1889 et proclame la République sans rencontrer aucune résistance. Les élites n’ont plus besoin de l’Empire mais les masses populaires garderont longtemps la nostalgie du monarque.

Amoureux de la France, Pedro II mourra en exil à Paris.

UN PRÉCURSEUR DE L’ÉCOLOGIE

Pedro II a progressivement développé une conscience écologique à une époque où la préservation de l’environnement n’était pas un thème de société.

Cela l’a conduit à agir pour restaurer la biodiversité de la forêt de Rio de Janeiro : la forêt de Tijuca, dévastée par des plantations de café, rétablissant ainsi l’approvisionnement en eau de la capitale de l’Empire.

Il poursuivra son œuvre écologique à Petrópolis, sa résidence d’été, car la « ville impériale » était frappée des mêmes maux que Rio de Janeiro.

La marque TIJUCA rend hommage à l’empereur Pedro II et à ce qu’il a légué aux générations futures.